04 mars, 2010
03 mars, 2010
Allez, allez, pas d'Histoire...
Les insulaires sur le qui-vive
Près de 48 heures après le passage de Xynthia, les habitants restent vigilants face aux menaces de la marée
L'eau s'est infiltrée de tous les côtés, profitant des vents violents pour submerger digues, cordon dunaire, champs et habitations. Victimes de ce phénomène de surcôte, rares sont les communes épargnées par la catastrophe. À Sainte-Marie-de-Ré, l'hôtel Atalante et ses 86 résidents avaient été évacués d'urgence grâce aux embarcations des pompiers, dans la nuit de samedi. Le site de thalasso restait toujours inaccessible hier après-midi. Isolés sur l'île ou en manque d'information, des permanences pour les insulaires étaient en place dans les mairies. Cependant, plus on avance vers l'ouest de l'île, plus le réseau des téléphones portables se fait rare. Hier, les gendarmes sillonnaient les différents secteurs de l'île, des habitations auraient été « visitées », selon la police municipale de La Flotte.
Plus loin à la Noue, les maisons du bord de mer ont été balayées, obligeant leurs habitants à se réfugier dans les étages ou sur les toits. Le nettoyage s'est organisé dimanche et la solidarité entre sinistrés a joué à fond sur l'ensemble de l'île, mais les dégâts restaient encore bien visibles.
Patrick Casin a retrouvé son véhicule projeté dans l'allée de sa résidence secondaire, le portail coupé en deux, une boue de sable dans toute la propriété. Son voisin, Thierry Poitte, vétérinaire à La Flotte, ne veut plus rester ; lui et sa famille ont quitté les lieux sur le coup des 3 heures du matin, dimanche, chassés par la levée d'eau. Blessé et choqué, il souhaite une meilleure sécurisation de l'île. Pas assez de rochers bleus (granit) pour « faire plaisir aux écolos », du sable inefficace devant les éléments déchaînés, les Rétais sont inquiets quant à l'avenir « durable » de leur île.
L'eau s'est infiltrée de tous les côtés, profitant des vents violents pour submerger digues, cordon dunaire, champs et habitations. Victimes de ce phénomène de surcôte, rares sont les communes épargnées par la catastrophe. À Sainte-Marie-de-Ré, l'hôtel Atalante et ses 86 résidents avaient été évacués d'urgence grâce aux embarcations des pompiers, dans la nuit de samedi. Le site de thalasso restait toujours inaccessible hier après-midi. Isolés sur l'île ou en manque d'information, des permanences pour les insulaires étaient en place dans les mairies. Cependant, plus on avance vers l'ouest de l'île, plus le réseau des téléphones portables se fait rare. Hier, les gendarmes sillonnaient les différents secteurs de l'île, des habitations auraient été « visitées », selon la police municipale de La Flotte.
Plus loin à la Noue, les maisons du bord de mer ont été balayées, obligeant leurs habitants à se réfugier dans les étages ou sur les toits. Le nettoyage s'est organisé dimanche et la solidarité entre sinistrés a joué à fond sur l'ensemble de l'île, mais les dégâts restaient encore bien visibles.
Patrick Casin a retrouvé son véhicule projeté dans l'allée de sa résidence secondaire, le portail coupé en deux, une boue de sable dans toute la propriété. Son voisin, Thierry Poitte, vétérinaire à La Flotte, ne veut plus rester ; lui et sa famille ont quitté les lieux sur le coup des 3 heures du matin, dimanche, chassés par la levée d'eau. Blessé et choqué, il souhaite une meilleure sécurisation de l'île. Pas assez de rochers bleus (granit) pour « faire plaisir aux écolos », du sable inefficace devant les éléments déchaînés, les Rétais sont inquiets quant à l'avenir « durable » de leur île.
02 mars, 2010
Olivia Ruiz & Christian Olivier - Non dits
Louisette, démazouteuse de mouette
Yo 2001
01 mars, 2010
La tempête débite l'île de Ré en trois morceaux
La mer a cassé les digues et envahi les terres. L'île est à nouveau coupée en trois morceaux
Voici quelques millions d'années, trois petites îles flottaient dans le golfe des Pictons. Le temps et les sédiments allaient se charger de les relier l'une à l'autre pour former l'île de Ré. L'histoire retiendra que le 28 février 2010, les Rétais sont revenus à la géographie originelle. L'ouragan a créé des brèches dans la digue du Martray, au point le plus étroit. La mer a submergé les terres, coupant Ars, Saint-Clément et Les Portes des communes du sud. Quant à Loix, coincée entre océan et marais, elle a coupé les ponts bien malgré elle. « Vous pouvez toujours tenter votre chance, mais il y a plus d'un mètre d'eau sur la route ! » lançait un gendarme à un automobiliste présomptueux.
À Saint-Clément-des-Baleines aussi une digue a rompu. Il a fallu évacuer d'urgence en pleine nuit la quarantaine d'habitants d'un hameau menacé par les flots. Dès hier, les engins travaillaient à colmater les brèches au plus vite. Même si le vent s'est calmé, les fortes marées d'aujourd'hui et surtout de mardi (coefficients 115 et 116) font craindre le pire.
Plus de dégâts qu'en 1999
On ne compte plus les maisons inondées à La Flotte, La Couarde, Rivedoux, Sainte-Marie et ailleurs. À Saint-Martin, un bateau de pêche a été porté par les vagues jusque sur le quai où il s'est échoué. Un autre s'est retourné coque par-dessus pont, toujours accroché à ses amarres. Gros succès auprès des très nombreux promeneurs dominicaux. Le tourisme de catastrophe fait toujours recette.
Sans doute les dommages matériels seront-ils supérieurs à ceux de 1999. Les dégâts écologiques aussi. « Par endroits, entre Le Bois-Plage et La Couarde, s'inquiète un Rétais, la dune a reculé de plusieurs mètres. Les falaises de la côte nord, entre Saint-Martin et La Flotte, ont également souffert. C'est tout le trait de côte de l'île de Ré qui a bougé. »
Le Conseil général de Charente-Maritime consacre chaque année 1,8 million d'euros à la défense de ses 420 km de côtes. En décembre, il annonçait pour 2011 « un vaste programme de réhabilitation » des 11 kilomètres de digues maçonnées de l'île de Ré, doté de moyens accrus. Sans doute les événements l'obligeront-ils à anticiper le calendrier. À raison d'une « tempête du siècle » par décennie, Ré la blanche va finir par sombrer...
Source : Sud-Ouest du 1er mars 2010
Voici quelques millions d'années, trois petites îles flottaient dans le golfe des Pictons. Le temps et les sédiments allaient se charger de les relier l'une à l'autre pour former l'île de Ré. L'histoire retiendra que le 28 février 2010, les Rétais sont revenus à la géographie originelle. L'ouragan a créé des brèches dans la digue du Martray, au point le plus étroit. La mer a submergé les terres, coupant Ars, Saint-Clément et Les Portes des communes du sud. Quant à Loix, coincée entre océan et marais, elle a coupé les ponts bien malgré elle. « Vous pouvez toujours tenter votre chance, mais il y a plus d'un mètre d'eau sur la route ! » lançait un gendarme à un automobiliste présomptueux.
À Saint-Clément-des-Baleines aussi une digue a rompu. Il a fallu évacuer d'urgence en pleine nuit la quarantaine d'habitants d'un hameau menacé par les flots. Dès hier, les engins travaillaient à colmater les brèches au plus vite. Même si le vent s'est calmé, les fortes marées d'aujourd'hui et surtout de mardi (coefficients 115 et 116) font craindre le pire.
Plus de dégâts qu'en 1999
On ne compte plus les maisons inondées à La Flotte, La Couarde, Rivedoux, Sainte-Marie et ailleurs. À Saint-Martin, un bateau de pêche a été porté par les vagues jusque sur le quai où il s'est échoué. Un autre s'est retourné coque par-dessus pont, toujours accroché à ses amarres. Gros succès auprès des très nombreux promeneurs dominicaux. Le tourisme de catastrophe fait toujours recette.
Sans doute les dommages matériels seront-ils supérieurs à ceux de 1999. Les dégâts écologiques aussi. « Par endroits, entre Le Bois-Plage et La Couarde, s'inquiète un Rétais, la dune a reculé de plusieurs mètres. Les falaises de la côte nord, entre Saint-Martin et La Flotte, ont également souffert. C'est tout le trait de côte de l'île de Ré qui a bougé. »
Le Conseil général de Charente-Maritime consacre chaque année 1,8 million d'euros à la défense de ses 420 km de côtes. En décembre, il annonçait pour 2011 « un vaste programme de réhabilitation » des 11 kilomètres de digues maçonnées de l'île de Ré, doté de moyens accrus. Sans doute les événements l'obligeront-ils à anticiper le calendrier. À raison d'une « tempête du siècle » par décennie, Ré la blanche va finir par sombrer...
Source : Sud-Ouest du 1er mars 2010
Colonne de Juillet, place de la Bastille
Publié par
Waldorf Statler
à
13:00
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Yann Arthus-Bertrand
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Black horse
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