mardi 6 août 2013

Planer au-dessus du Pic Saint-Loup

Une vue imprenable en planeur sur les paysages héraultais...

Pour ce premier volet de la série estivale “Testé pour vous”, Midi Libre a expérimenté un baptême en planeur biplace. Au Mas-de-Londres, à une demi-heure au nord de la capitale héraultaise, le centre de vol à voile de Montpellier - Pic Saint-Loup propose, durant toute l’année, de découvrir les joies du vol libre.

Rêve d’Icare

Pour réaliser le rêve d’Icare sans se brûler les ailes, Florian, 20 ans, pilote de compétition, se placera aux commandes d’un duodiscus. Un superbe planeur blanc, à l’envergure démesurée (20 m), qui attend en bout de piste. On s’approche de l’engin, on enfile son parachute. On se faufile, devant le jeune homme, dans l’étroit siège baquet de la place avant du cockpit. Prisonnier de la camisole du harnais de sécurité, on aperçoit l’avion tracteur, vrombissant.

Il se place devant nous. Un assistant relie les deux aéronefs. Bref échange radio pour donner le top décollage. C’est parti ! Le moteur de l’avion remorqueur rugit. Sous la puissance de l’accélération, le planeur prend rapidement de la vitesse et décolle pour se placer un peu au-dessus de l’avion. La légère tension du décollage se transmute en émerveillement. Les Cévennes, puis la mer, se dessinent déjà à l’horizon.

Vol à 658 m d'altitude

Le tandem prend de l’altitude. Direction le Pic Saint-Loup et ses 658 m d’altitude. À l’approche du sommet, Florian largue la remorque. Le silence envahit d’un coup le cockpit. Seul le bruit des ailes qui glissent dans l’azur se fait entendre. C’est enfin le début d’un vol libre de trois quarts d’heure. Tel un rapace cherchant à s’élever dans les airs, le pilote "enroule" les ascendances pour gagner de la hauteur.

À raison de cinq mètres d’altitude gagnés par seconde, le Pic Saint-Loup apparaît tout d’un coup minuscule, avant de mettre cap au nord. Les cimes de la Séranne grossissent rapidement dans le champ de vision du passager idéalement placé à l’avant du planeur. Quelques virages sur l’aile pour regagner de l’altitude et c’est le retour avec des pointes à plus de 200 km/h. La piste d’atterrissage se profile déjà. Retour, presque à regrets, vers le plancher des vaches.

Pour planer à votre tour, en toute sécurité, dans le ciel héraultais, il vous en coûtera 80 €, le prix du rêve d’Icare.

Source : Midi Libre du 06/08/2013

1 commentaire:

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