jeudi 27 septembre 2012

Sheryl Crow - If it makes you happy

Basilique Saint-Pierre

L'Avare qui a perdu son trésor

L'Usage seulement fait la possession.
Je demande à ces gens de qui la passion
Est d'entasser toujours, mettre somme sur somme,
Quel avantage ils ont que n'ait pas un autre homme.
Diogène là-bas est aussi riche qu'eux,
Et l'avare ici-haut comme lui vit en gueux.
L'homme au trésor caché qu'Esope nous propose,
Servira d'exemple à la chose.
Ce malheureux attendait
Pour jouir de son bien une seconde vie ;
Ne possédait pas l'or, mais l'or le possédait.
Il avait dans la terre une somme enfouie,
Son coeur avec, n'ayant autre déduit
Que d'y ruminer jour et nuit,
Et rendre sa chevance à lui-même sacrée.
Qu'il allât ou qu'il vînt, qu'il bût ou qu'il mangeât,
On l'eût pris de bien court, à moins qu'il ne songeât
A l'endroit où gisait cette somme enterrée.
Il y fit tant de tours qu'un Fossoyeur le vit,
Se douta du dépôt, l'enleva sans rien dire.
Notre Avare un beau jour ne trouva que le nid.
Voilà mon homme aux pleurs ; il gémit, il soupire.
Il se tourmente, il se déchire.
Un passant lui demande à quel sujet ses cris.
C'est mon trésor que l'on m'a pris.
- Votre trésor ? où pris ? - Tout joignant cette pierre.
- Eh ! sommes-nous en temps de guerre,
Pour l'apporter si loin ? N'eussiez-vous pas mieux fait
De le laisser chez vous en votre cabinet,
Que de le changer de demeure ?
Vous auriez pu sans peine y puiser à toute heure.
- A toute heure ? bons Dieux ! ne tient-il qu'à cela ?
L'argent vient-il comme il s'en va ?
Je n'y touchais jamais. - Dites-moi donc, de grâce,
Reprit l'autre, pourquoi vous vous affligez tant,
Puisque vous ne touchiez jamais à cet argent :
Mettez une pierre à la place,
Elle vous vaudra tout autant.

Dans l'Himalaya

mardi 25 septembre 2012

Neil Young - Heart of gold

Nature 21

Paul Cézanne - Le Mont Sainte-Victoire au-dessus de la route du Tholonet

1896-98
Musée d'Etat de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg

La passerelle des Arts

Reliant la Cour carré du Louvre à l'Institut de France (appelé Palais des Arts sous le Premier Empire), la passerelle des Arts a été conçue comme un jardin suspendu où les promeneurs aimeraient se prélasser. Voie privée à ses début, on y accédait par un péage. Après s'être effondrée en 1979, elle a été reconstruite quasiment à l'identique.

samedi 22 septembre 2012

Marianne Faithfull - Ballad of Lucy Jordan

Moineau domestique

Louis Suire, par amour de l'île de Ré

Jeudi 26 janvier, l'association des Amis du musée a fait don de deux tableaux du peintre Louis Suire au musée Ernest-Cognacq à Saint-Martin-de-Ré. Retour sur la vie de cette figure rétaise avec Claude Suire, fils de l'artiste peintre.

Louis Suire, par amour de l'île de Ré

Lorsque l’on arrive impasse des Aquarelles, dans le hameau de La Rivière aux Portes-en-Ré, on comprend aussitôt les raisons qui ont poussé Louis Suire a en faire son refuge en 1929. Certes, la maison n’était pas exactement la même et tout le confort moderne qu’on y trouve aujourd’hui était, à l’époque inexistant.

Clash global autour d'un film anti-Mahomet

mercredi 19 septembre 2012

Al Jarreau - Morning

Le robot chirurgien

Libertad - Argentine

Sa fiche Wikipedia

Pont d'Iéna

Commandé par Napoléon, le pont d'Iéna fait face à l'Ecole Militaire. Construit entre 1808 et 1814, il a été élargi à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1900, pour accueillir la foule de visiteurs venus admirer les pavillons du Trocadéro et surtout la Tour Eiffel. Quatre guerriers gaulois, grec, romain et arabe, encadrent le pont.

mardi 18 septembre 2012

Boney M - Daddy Cool

Le cirque

C'est ma prière

Le Vieillard et ses Enfants

Toute puissance est faible, à moins que d'être unie.
Ecoutez là-dessus l'esclave de Phrygie.
Si j'ajoute du mien à son invention,
C'est pour peindre nos moeurs, et non point par envie ;
Je suis trop au-dessous de cette ambition.
Phèdre enchérit souvent par un motif de gloire ;
Pour moi, de tels pensers me seraient malséants.
Mais venons à la Fable ou plutôt à l'Histoire
De celui qui tâcha d'unir tous ses enfants.

Un Vieillard prêt d'aller où la mort l'appelait :
Mes chers enfants, dit-il (à ses fils, il parlait),
Voyez si vous romprez ces dards liés ensemble ;
Je vous expliquerai le noeud qui les assemble.
L'aîné les ayant pris, et fait tous ses efforts,
Les rendit, en disant : "Je le donne aux plus forts. "
Un second lui succède, et se met en posture ;
Mais en vain. Un cadet tente aussi l'aventure.
Tous perdirent leur temps, le faisceau résista ;
De ces dards joints ensemble un seul ne s'éclata.
Faibles gens ! dit le père, il faut que je vous montre
Ce que ma force peut en semblable rencontre.
On crut qu'il se moquait ; on sourit, mais à tort.
Il sépare les dards, et les rompt sans effort.
Vous voyez, reprit-il, l'effet de la concorde.
Soyez joints, mes enfants, que l'amour vous accorde.
Tant que dura son mal, il n'eut autre discours.
Enfin se sentant prêt de terminer ses jours :
Mes chers enfants, dit-il, je vais où sont nos pères.
Adieu, promettez-moi de vivre comme frères ;
Que j'obtienne de vous cette grâce en mourant.
Chacun de ses trois fils l'en assure en pleurant.
Il prend à tous les mains ; il meurt ; et les trois frères
Trouvent un bien fort grand, mais fort mêlé d'affaires.
Un créancier saisit, un voisin fait procès.
D'abord notre Trio s'en tire avec succès.
Leur amitié fut courte autant qu'elle était rare.
Le sang les avait joints, l'intérêt les sépare.
L'ambition, l'envie, avec les consultants,
Dans la succession entrent en même temps.
On en vient au partage, on conteste, on chicane.
Le Juge sur cent points tour à tour les condamne.
Créanciers et voisins reviennent aussitôt ;
Ceux-là sur une erreur, ceux-ci sur un défaut.
Les frères désunis sont tous d'avis contraire :
L'un veut s'accommoder, l'autre n'en veut rien faire.
Tous perdirent leur bien, et voulurent trop tard
Profiter de ces dards unis et pris à part.